Comment réussir sa digital detox
Epanouissement

Digital Detox : Cap ou pas cap?

La digital detox est l’expression en vogue pour désigner la déconnexion numérique temporaire. A l’heure où nos smartphones sont devenus des extensions de nos membres supérieurs et où l’on discute plus souvent avec ses amis virtuels que réels, il est presque devenu tendance de faire une digital detox 🙂  Cela permet sans doute de se déculpabiliser du fait de passer plus de temps à fixer un écran qu’à admirer le monde qui nous entoure. Je ne suis ni hype, ni en vogue mais j’ai malgré moi expérimenté la digital detox et je vais vous raconter cette étrange expérience 😉

Ma digital detox

Fin Juin, Youri et moi sommes partis une semaine en vacances, dans un endroit où le wifi n’existait pas. Je ne suis pas née avec Internet mais il est arrivé pendant mon adolescence, juste après le minitel 😉 Et d’aussi loin que je me souvienne, je ne crois pas m’être retrouvée sans internet plus de trois jours consécutifs. C’est vous dire l’état de stress dans lequel j’étais – non je n’en rajoute pas du tout 😛 – quand j’ai compris que j’allais devoir m’en passer durant une semaine entière. Je ressentais un mélange d’angoisse à l’idée de m’ennuyer et d’appréhension par rapport au fait d’être totalement coupée du monde qui m’entoure.

J’avais beau connaitre les bienfaits de la digital detox grâce notamment à plusieurs articles lus sur le sujet, je n’avais jamais tenté l’expérience plus d’une journée. Finalement, ces vacances ne m’ont pas donné le choix et j’ai dû faire avec. Les deux premiers jours ont été un peu difficiles car j’avais l’impression de manquer des tas de choses, de passer à côté d’infos super importantes. Et puis au fur et à mesure de la semaine, j’ai presque oublié que ça me manquait et j’ai fait d’autres activités à la place comme des longues balades dans la nature, de la lecture, des jeux, etc. Finalement au bout d’une semaine, je me sentais hyper bien, ressourcée et ne ressentais quasi plus de manque.

Comment optimiser la digital detox?

A mon sens, le but d’une digital detox n’est pas de se priver de tout pendant une durée limitée et de revenir à sa vie et ses petites habitudes une fois la période finie. C’est comme pour les régimes, il ne s’agit pas de se priver à mort pour craquer dès qu’on voit un morceau de chocolat ou une part de gâteau. Mieux vaut s’autoriser quelques plaisirs de temps en temps tout en mangeant sainement pour tenir sur la durée. La digital detox doit déboucher sur une prise de conscience s’accompagnant d’une décision: celle d’avoir une meilleure hygiène de vie.

Internet et ses réseaux sociaux ne représentent pas le mal incarné, ils sont également très utiles. Le but n’est donc pas de les bannir pour le restant de sa vie mais de simplement limiter le temps qu’on leur consacre quotidiennement afin de ne pas en devenir complètement esclave. Par exemple, si vous avez l’habitude d’aller sur les réseaux sociaux dès votre réveil, différez cela et n’y allez qu’une fois que vous avez déjeuné. Ou diminuez le nombre d’heures passées à « surfer » au hasard sur le net dans votre journée et fixez-vous des buts précis.

Ce que j’ai mis en place

Expérimenter cette déconnexion numérique dans un environnement inhabituel – et pendant mes vacances – a été très aidant pour moi. De plus, il m’a paru très important de mettre en place des résolutions lorsque j’étais en pleine digital detox car une fois le rythme habituel retrouvé (travail, vie quotidienne), adieu les belles idées 😉 Il ne faut pas non plus se donner des objectifs trop grands car on ne fera rien si cela parait être une montagne. Opter pour deux ou trois bonnes résolutions qu’on est sûr de tenir sur la durée est un très bon début.

En ce qui me concerne j’ai pris la décision de ne plus consulter mon portable après 20h et de lire un bouquin avant de me coucher plutôt que de trainer sur les réseaux sociaux. J’ai également supprimé l’automatisme de prendre mon téléphone dès le réveil et de me réveiller en regardant mes messages, mes mails ou des sites d’infos.

En conclusion…

Cette expérience m’amène au constat que tout ce qui touche au numérique nous prive d’une partie de notre créativité. C’est comme si cela nous empêchait de nous ennuyer, de nous poser la question de ce qu’on pourrait bien faire pour rompre l’ennui et de mettre en place une action adaptée. Observez des enfants jouer dehors. Ils commencent un jeu de ballon par exemple, puis s’amusent avec pendant 20 minutes puis s’arrêtent. Ils discutent, errent pendant quelques minutes et commencent un nouveau jeu.

Ce temps d’ennui, qui ne dure pas forcément très longtemps, est un temps où ils ont pu aller chercher des ressources en eux, dans leur imagination, pour penser et créer par eux-mêmes un nouveau jeu. La créativité rend le monde surprenant, intéressant, passionnant, innovant. Se priver d’ennui, c’est se priver d’innovation. Le cerveau a besoin de vide pour créer. S’il est gavé et abreuvé d’informations diverses en permanence, il est comme étouffé sous une masse informe et ne peut plus être aussi performant qu’il pourrait l’être.

Et vous, avez-vous tenté la digital detox?

Photo by Pavel L

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4 Comments

  • Reply Julie at

    Super ton article Aurélie !
    Je n’ai jamais testé la digital detox et pourtant cela fait un moment que je me dis que je passe trop de temps sur les réseaux sociaux. Ton article me donne envie de m’y mettre. Je vais y aller doucement, je vais commencer par une demi-journée. Pour moi, c’est déjà beaucoup 😀

    • Reply Aurélie at

      Merci Julie 😉
      Oui tu as raison, il faut y aller crescendo. Une demie-journée c’est déjà super !
      Bonne detox 😉

  • Reply Mélanie at

    Cap ! 🙂

    • Reply Aurélie at

      Super 😉

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