Comment désencombrer sa maison avec le livre Le bonheur est dans le peu de Francine Jay
Désencombrement

Le bonheur est dans le peu : 5 clés du livre de Francine Jay

Avant d’être l’auteure du livre Le bonheur est dans le peu, Francine Jay est avant tout l’une des pionnières du coaching en désencombrement. Elle est aussi connue sous le nom de Miss Minimalist grâce à son blog et a déjà aidé des milliers de personnes à désencombrer leur maison et à simplifier leur vie. Personnalité médiatique aux États-Unis, elle intervient régulièrement sur des plateaux télévisés comme consultante en minimalisme.

Dans son livre Le bonheur est dans le peu, la coach américaine nous propose d’épurer notre environnement, de nous alléger, de rationaliser notre consommation pour vivre plus simplement et nous sentir mieux dans notre vie. Dans cet article, je vous dévoile les 5 meilleurs conseils du livre Le bonheur est dans le peu de Francine Jay.

1. Vous n’êtes pas ce que vous possédez

Dans la société dans laquelle nous vivons, nous sommes conditionnés à considérer les objets comme des prolongements de nous-mêmes, des prolongements narcissiques. Nous attendons d’eux qu’ils nous représentent, qu’ils nous aident à impressionner les autres en renvoyant la meilleure image de nous possible.

Francine Jay les appelle les objets « aspirationnels » : des objets que l’on achète pour impressionner les autres ou pour faire plaisir à notre « moi fantasmé », la personne qu’on aimerait être (celle qui a 10kg de moins, qui voyage partout dans le monde, qui a plein d’amis et qui fait des choses incroyables).

Elle prend l’exemple des voitures en disant que si on avait vraiment besoin d’une simple voiture pour aller d’un point A à un point B, n’importe quelle voiture ferait l’affaire. Et on ne serait pas prêts à payer le double ou le triple pour nous acheter une voiture haut de gamme.

Mais les fabricants de voitures investissent énormément d’argent dans la publicité pour nous persuader que le modèle de voiture que l’on achète révèle qui ont est : notre personnalité, notre statut social, nos valeurs, etc. Et du coup, on est prêt à investir beaucoup d’argent pour être sûr que ce qu’on possède renvoie une bonne image de nous. Ainsi, on a le sentiment d’être une meilleure personne, plus intelligente, plus intéressante, plus aimable aux yeux des autres.

Mais ce n’est pas tout, dans Le bonheur est dans le peu, Francine Jay explique que la société nous conditionne aussi à vouloir des choses que l’on ne veut pas vraiment. Par exemple, la plupart des gens pourraient largement se contenter d’une maison de taille normale. Mais on nous fait croire qu’on a besoin d’une grande maison avec une suite parentale, une chambre pour chaque enfant, des pièces spacieuses, un grenier, une cave, une buanderie, etc. et on va se persuader que c’est ce qu’il nous faut.

Du coup, on va faire des choix qui ne nous correspondent pas vraiment juste « parce qu’il faut faire ces choix-là » ou parce que quand on gagne un certain salaire, il vaut vivre d’une certaine façon. En fait, on se fait avoir par toutes ces injonctions et on s’oublie. On se perd derrière ces objets qui sont censés nous représenter.

Donc c’est vraiment important d’avoir bien en tête qu’on n’est pas ce qu’on possède. On est qui l’on est et nos objets sont nos objets. Il n’y a pas de lien entre les deux.

2. Pour Francine Jay, notre maison est un lieu sacré, pas un lieu de stockage

Dans Le bonheur est dans le peu, Francine Jay explique qu’on considère nos maisons comme des châteaux forts et on dépense beaucoup d’énergie à les défendre contre tout et n’importe quoi. On les asperge d’insecticides pour éviter les insectes, on les équipe d’une alarme pour dissuader les cambrioleurs, on y installe des purificateurs d’air pour respirer un air de meilleure qualité.

Mais par contre, on laisse rentrer tout un tas d’objets inutiles sans mettre aucune barrière à l’entrée. Et Francine Jay nous dit qu’il faut justement faire attention aux objets qui pénètrent dans nos maisons, que ce soit par le biais de nos achats (les objets qu’on fait rentrer de manière intentionnelle) ou par le biais des cadeaux qu’on nous offre.

Cette deuxième catégorie est plus difficile à maîtriser car nous ne sommes pas à l’origine de l’entrée de ces objets. En effet, nous n’avons pas le contrôle total sur les choses qui arrivent par le biais d’autres personnes. Et on a souvent du mal à dire non aux présents qu’on nous offre parce qu’on a peur de blesser les gens qu’on aime, on se sent coupable et on a l’impression d’être un peu obligés d’accepter les cadeaux qu’on nous fait.

Et pourtant, rien ne nous oblige à héberger tous les objets qui croisent notre route. On a le droit d’interdire l’accès à tout objet qui n’apporte rien à notre vie. Dans Le bonheur est dans le peu, Francine Jay conseille de ne pas hésiter à sortir sa pancarte « Désolé, c’est complet ».

C’est vraiment intéressant de réfléchir à cela et de se demander pourquoi on laisse rentrer certains objets. Est-ce que c’est vraiment pour nous faire plaisir à nous, pour améliorer notre bien-être ou est-ce que c’est juste pour faire plaisir aux autres ?

C’est une notion que j’abordais avec une élève de notre programme Vivre Mieux Avec Moins (un programme en ligne pour désencombrer sa maison et retrouver une vie plus sereine en moins de 3 mois). Nous parlions de l’importance de commencer par prendre soin de soi pour pouvoir ensuite prendre soin des autres.

En effet, si vous vous oubliez, si vous faites tout le temps passer les besoins des autres avant les vôtres, il vous sera difficile de prendre soin de vos proches de la meilleure manière possible. Il est donc primordial de commencer par prendre soin de vous.

Et comme le précise Francine Jay dans Le bonheur est dans le peu, prendre soin de soi passe par le fait de prendre soi de sa maison. Notre intérieur est un lieu sacré, un lieu dans lequel on est censé s’apaiser, se ressourcer, se sentir bien car on est entouré de choses qu’on aime et qui nous apportent de la joie.

Ne soyez donc pas dans une attitude passive en laissant rentrer chez vous des choses que vous n’avez pas envie de voir rentrer. Autorisez-vous à poser vos limites, à vous affirmer, à dire non.

3. Le bonheur est dans le peu vous apprend à profiter sans posséder 

C’est vraiment une des clés du minimalisme : arriver à « profiter sans acheter », résister à la tentation de vouloir tout posséder, résister à l’envie de tout avoir à la maison comme si on voulait se recréer un monde parfait chez soi.

Par exemple, on achète un vélo elliptique, des haltères et un tapis de course pour aménager sa propre salle de sport, un home cinema pour se créer une salle de cinéma chez soi ou encore une table de massage et des huiles en tous genres pour recréer l’ambiance d’un spa.

Plutôt que d’acheter tous ces objets matériels qui non seulement nous coûtent cher, prennent de la place mais demandent aussi du temps pour les entretenir, Francine Jay conseille simplement de se rendre au cinéma quand on a envie de voir un bon film, d’aller dans un spa pour profiter d’un massage ou d’aller courir pour faire du sport. Ainsi on peut se détendre, faire ce qui nous plaît sans avoir besoin de stocker ou d’entretenir du matériel.

Dans Le bonheur est dans le peu, Francine Jay explique que le fait de ne pas tout avoir chez soi et de devoir se déplacer à l’extérieur pour satisfaire nos envies permet de vivre des expériences, ce qui est une partie importante de la philosophie du minimalisme.

En effet, quand on est minimaliste, on privilégie le fait de vivre des expériences plutôt qu’acheter des objets, on choisit d’être plutôt que d’avoir. On préfère profiter du moment présent plutôt qu’être dans l’insatisfaction chronique et vouloir toujours ce qu’on n’a pas.

Faire des activités à l’extérieur de chez soi permet aussi de rencontrer des gens, de créer du lien social avec les autres plutôt que de s’isoler et de rester dans sa bulle. Ainsi, on s’autorise à vivre des expériences inédites et enrichissantes.

4. Pour Francine Jay, il est important de se satisfaire du « suffisant »

Dans Le bonheur est dans le peu, Francine Jay conseille de se satisfaire du suffisant. Et par suffisant, elle entend : « ce qui correspond juste à ce qui est nécessaire pour satisfaire un besoin, une envie ou un désir. » En général, nos besoins sont largement satisfaits et ce qui nous pose problème, ce sont nos envies et nos désirs.

Et c’est justement tout l’enjeu du minimalisme : savoir si nos envies et nos désirs correspondent à de vraies envies et de vrais désirs. Est-ce qu’ils émanent vraiment de nous ? Ou bien est-ce qu’ils naissent de la comparaison aux autres, des injonctions de la société, de ce qu’il est normal de faire ou non, etc.

C’est vraiment important de se poser cette question car selon l’endroit où on vit sur Terre, on va avoir des envies et des désirs différents car nous sommes conditionnés par différents facteurs comme la culture de notre pays, notre éducation, notre milieu social, notre environnement, etc.

Par exemple, si vous n’avez autour de vous que des personnes qui ont 2 ordinateurs (un ordinateur de bureau et un ordinateur portable), au bout d’un moment, vous allez vous aussi avoir envie d’en avoir 2. Même si un seul vous suffit largement pour votre vie quotidienne. En effet, à force de voir toutes ces personnes qui ont 2 ordinateurs, vous allez vous persuader que vous avez vraiment besoin d’en avoir 2 aussi. Vous allez commencer à confondre le besoin et l’envie.

Dans Le bonheur est dans le peu, Francine Jay que certains considèrent comme la Marie Kondo américaine, prend l’exemple des milliardaires qui veulent tous avoir un plus gros yacht que leurs voisins milliardaires. Même s’ils sont très riches et qu’ils ne manquent à priori de rien au niveau matériel, ils sont eux aussi victimes de la comparaison aux autres.

En tant qu’êtres humains, on a malheureusement une tendance naturelle à se comparer aux autres, même si c’est souvent très néfaste à notre épanouissement. Il est très important de lutter contre cette tendance pour être au plus près de qui on est et faire des choix qui nous ressemblent vraiment.

Avant d’acheter quoi que ce soit, il est nécessaire de se recentrer sur soi et de se demander si c’est vraiment notre désir propre ou si c’est simplement parce qu’on l’a vu chez les autres.

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5. Dans Le bonheur est dans le peu, il n’existe pas de liste d’objets parfaite

Quand on commence à s’intéresser au minimalisme, on peut croire qu’il existe des normes et qu’un minimaliste doit posséder tant d’objets dans telle catégorie, tant d’objets dans une autre. Dans Le bonheur est dans le peu, Francine Jay explique que cette idée est complètement fausse. Il n’existe aucune norme pour la simple et bonne raison que le nombre d’objets dont vous avez besoin dépend de votre vie.

Une famille de 5 personnes n’aura pas forcément les mêmes besoins qu’un couple. Si on fait du sport ou des activités manuelles, si on a un travail de bureau ou si on travaille de chez soi, on n’a pas du tout besoin des mêmes choses. En fonction de notre vie, de nos goûts, de notre personnalité, des circonstances dans lesquelles on vit, on a tous des besoins différents.

Et nos besoins évoluent aussi en fonction de notre propre évolution, des changements qu’on met en place dans notre vie. Si on a besoin de 20 casseroles parce qu’on est chef cuisinier et qu’on a besoin de tester tout un tas de recettes différentes, c’est OK. Du moment que cela correspond à votre besoin, c’est OK. Il n’y a pas de bon ou de mauvais minimalisme.

Comme le précise Francine Jay dans son livre Le bonheur est dans le peu, il est important de garder tout ce que vous avez envie de garder parce que le pire c’est de se forcer à se séparer de certains objets « parce qu’il le faut » et de devoir tout racheter quelques semaines plus tard parce que vous en avez besoin.

La meilleure chose à faire avant de démarrer le tri, c’est de faire une liste de ce dont vous avez vraiment besoin dans la pièce ou la catégorie d’objets que vous avez l’intention de désencombrer. Faites une liste aussi précise que possible. Par exemple, si vous faites du tri dans votre dressing, notez que vous avez besoin de 3 pantalons, 10 tee-shirts, 3 jupes, etc. et respectez ces chiffres-là. N’en gardez pas un de plus et pas un de moins.

Mon avis sur Le bonheur est dans le peu de Francine Jay

J’espère que vous avez apprécié ces 5 conseils et qu’ils pourront vous aider à progresser dans votre démarche vers une vie plus minimaliste. Personnellement, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre. Je le recommande d’ailleurs très souvent à toutes les personnes qui cherchent un livre qui explique clairement comment désencombrer sa maison.

Le bonheur est dans le peu de Francine Jay est vraiment un livre qui vous prend par la main pour apprendre à faire du tri dans vos affaires et vous aide à avancer sereinement sur le chemin du minimalisme.

Merci de partager cet article avec vos proches pour leur faire découvrir les meilleurs conseils du livre Le bonheur est dans le peu de Francine Jay !

Crédits photos : Helena Lopes, Karolina Grabowska

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4 Commentaires

  • Répondre Manon

    Bonjour Aurélie,
    J’ai lu Le bonheur est dans le peu de Francine Jay il y a quelques mois et j’ai vraiment adoré. Pour moi, c’est vraiment le meilleur livre sur le minimalisme. J’ai commencé à appliquer sa méthode STREAMLINE pour désencombrer ma maison et je la trouve vraiment bien. Je n’ai pas encore fini de trier toutes mes affaires mais c’est en bonne voie.

  • Répondre Odile

    Merci beaucoup Aurélie pour cet article ! J’avais déjà vu ce livre en librairie mais je pensais que c’était un livre de philosophie ou de développement personnel. Grâce à ton résumé, je découvre avec bonheur qu’il parle de minimalisme et de désencombrement, mes 2 sujets préférés du moment.
    J’ai accumulé beaucoup d’objets au cours de mes bientôt 60 années d’existence et je commence à manquer de place pour stocker tout cela. Comme tu le dis dans l’article, j’ai envie d’apprendre à me satisfaire du « suffisant » pour faire de ma maison un havre de paix.
    Le pari est ambitieux mais je suis confiante.

  • Répondre Brigitte

    Merci infiniment pour votre article que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire !
    Je ne connaissais pas ce livre mais maintenant j’ai vraiment envie de le lire. D’autant plus que le titre « Le bonheur est dans le peu » correspond exactement au style de vie auquel j’aspire aujourd’hui. J’ai déjà lu plusieurs livres sur le minimalisme y compris ceux de Dominique Loreau. Cela m’a permis d’avancer… et je continue mon chemin grâce à vos articles et vos vidéos. Merci encore pour tout votre contenu qui m’aide énormément au quotidien!

  • Répondre Sylvie

    Bonjour Aurélie,
    Je tiens à vous remercier pour votre blog sur le minimalisme qui m’a beaucoup aidé à faire le tri dans ma maison ainsi que dans ma vie ces dernières années. Avant de vous suivre, j’avais plutôt tendance à garder les objets et surtout je passais beaucoup de temps à ranger ma maison. J’essayais de ne garder que l’essentiel mais je ne savais pas comment faire le tri dans mes affaires. Il m’était impossible de jeter des choses, de me délester du superflu et je n’arrivais pas à avoir cette vie minimaliste que je désirais tant.
    Puis j’ai découvert votre blog et votre chaîne Youtube qui m’ont beaucoup aidé à désencombrer chaque tiroir, étagère, placard, armoire de ma maison de toutes ces possessions inutiles que j’avais accumulées pendant des années. Et quel bonheur depuis ! Un grand merci pour cet article très enrichissant et tous les autres que je m’empresse de lire à chaque fois.
    Excellente journée !

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