Comment devenir minimaliste en 9 étapes simples
Minimalisme

Minimaliste : comment le devenir en 9 étapes !

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De plus en plus de gens s’intéressent au minimalisme et c’est une très bonne chose ! Car être minimaliste, c’est avant tout simplifier sa vie. C’est choisir de se délester du superflu pour vivre uniquement avec ce qui nous est essentiel. Notre société nous pousse à consommer toujours plus, au point de remplir nos maisons de choses dont nous n’avons pas vraiment besoin. Etre minimaliste, c’est arrêter de vouloir gagner de l’argent dans le seul but de pouvoir s’acheter de nouveaux objets. Adopter un mode de vie minimaliste, c’est choisir de moins consommer, vivre mieux avec moins de choses pour se concentrer sur ce qui compte vraiment pour nous.

Mais comment devient-on minimaliste ? Quelles sont les étapes à franchir pour transformer complètement sa façon de vivre et de consommer ? Comment adopter un nouveau mode de pensée et laisser tomber ses vieilles habitudes ?  Quels sont les obstacles qui peuvent se présenter à nous et comment les dépasser ? Voyons ensemble les 9 étapes clés pour devenir minimaliste.

1. Devenir minimaliste commence par un état des lieux de sa vie actuelle

La plupart d’entre nous avons baigné depuis l’enfance dans la culture de la consommation. Et ce consumérisme sévit encore aujourd’hui. Il n’y a qu’à voir le nombre de cadeaux que les enfants reçoivent pour Noël, pour leur anniversaire et pour tout autre évènement familial et traditionnel. C’est effarant ! Bien souvent, ils sont tellement gâtés qu’ils n’auraient pas assez d’une vie pour essayer tous leurs jouets. Les habitudes de consommation savent se fondre dans le paysage surtout quand on a baigné dedans depuis tout petit. Il est important de leur redonner l’importance qu’elles ont vraiment et de mesurer les conséquences qu’elles ont sur votre vie actuelle.

Personnellement, je suis née dans une famille appartenant à la classe moyenne. J’étais une petite fille plutôt gâtée qui recevait régulièrement des cadeaux, sans occasion particulière. Il suffisait d’une sortie au zoo ou dans un parc d’attraction, d’un voyage ou d’une simple ballade pour que je ramène immanquablement un petit souvenir sous la forme d’un ou plusieurs objets. C’était quasiment une tradition, un passage obligé. Je me sentais presque triste si je revenais sans rien. En grandissant, j’ai tout naturellement reproduit ce qu’on m’avait appris à la seule différence que c’est moi qui me faisais mes propres cadeaux !

2. Prendre conscience de son attachement aux objets qui est un frein à une vie simple

A force de recevoir des cadeaux tout le temps et de collectionner les objets en tous genres, notre cerveau développe une addiction. On devient alors dépendant des objets et on ne peut s’empêcher d’en acheter, encore et encore. Ils nous font du bien, nous rendent plus heureux. En plus, entre vous et moi, l’achat d’un objet est plutôt agréable. Quand vous ressentez le besoin d’acquérir une nouvelle paire de chaussures, vous l’imaginez d’abord, puis vous cherchez la paire idéale, celle qui va vous mettre en valeur, vous rendre plus beau, plus heureux. Une fois que vous l’avez trouvée, vous pouvez la ramener chez vous. Cet objet précieux est à vous et à vous seul. Malheureusement, la promesse de bonheur accompagnant la possession d’un objet ne se réalise jamais. Vous souvenez-vous de la dernière fois où un objet a changé votre vie ?

J’ai moi-même rapidement développé une addiction aux objets. Ils sont devenus des doudous, des marques d’affection, d’amour, des amis et des compagnons de vie. Ils me faisaient du bien quand je n’avais pas le moral, apaisaient mes chagrins et venaient souvent combler un sentiment de solitude. Quand venait Noël, je faisais des listes longues comme le bras en espérant que ces nouveaux jouets allaient changer ma vie. Quand j’ai eu l’âge d’avoir mon propre argent, je me souviens que ma mère me conseillait de m’acheter « un petit quelque chose » pour me remonter le moral quand ça n’allait pas. En effet, quand on s’achète quelque chose de nouveau, on se détourne de sa vie et de ses problèmes pour se concentrer sur la nouveauté pendant quelques instants. Mais très rapidement, l’effet s’estompe et on retrouve sa vie et ses soucis.

3. Pour simplifier sa vie, il faut d’abord observer son intérieur avec attention

Au fur et à mesure des années, on commence à accumuler les objets. On s’entoure de plus en plus d’objets et comme on les garde tous, ils se multiplient ! Du coup, on achète de plus en plus d’armoires, de coffres, de cartons, pour tout stocker. Quand on a la chance de vivre dans une maison spacieuse, on peut avoir un grenier et une cave, et là c’est le pied ! On peut tout entasser là sans avoir tout son bazar sous ses yeux en permanence. Mais à chaque fois qu’on ouvre une armoire, un tiroir ou qu’on monte au grenier, on se dit « mais pourquoi j’ai tant de choses ! » Prenez le temps d’observer votre maison avec attention. N’hésitez pas à aller voir dans les armoires, dans les recoins, dans la cave et le grenier. Partout où vous accumulez des choses. Et constatez l’ampleur de la tâche.

En ce qui me concerne, j’ai toujours aimé les espaces rangés, et ce malgré mon addiction aux objets. C’est d’ailleurs ce qui m’a aidée à un moment donné. Je me suis rendue compte qu’il était difficile de concilier ordre et accumulation d’objets. En effet, quand je faisais du rangement dans ma chambre et dans mes placards, ils ne restaient jamais rangés très longtemps. Pourquoi ? Parce que dès que je cherchais quelque chose, je devais déranger d’autres choses et ça mettait le bazar. C’est à ce moment-là que je me suis dit que quelque chose clochait dans mon organisation et qu’il fallait changer certaines choses.

4. Lire des livres et des articles sur le minimalisme

Quand on se rend compte que notre intérieur est encombré, on ne sait pas forcément comment s’y prendre ni par où commencer pour mettre de l’ordre et faire du tri. On fait à sa sauce, comme on peut, mais les résultats ne sont pas forcément très probants. On peut essayer d’en parler autour de nous pour échanger, poser des questions et recueillir quelques conseils. Mais bien souvent, on peut se sentir assez isolé voire incompris par notre entourage. C’est souvent à ce moment là qu’on fait des recherches plus poussées et qu’on tombe sur des articles ou des livres qui parlent de minimalisme. Et là, c’est la libération, le soulagement. On constate que quelqu’un d’autre s’est déjà posé les questions qu’on se pose et les réponses sont à portée de main !

Personnellement, le livre qui a eu cet effet sur moi, c’est celui de Dominique Loreau « L’art de la simplicité » que j’ai découvert en 2011. Sa lecture m’a tout de suite fait beaucoup de bien et j’ai eu envie de faire comme elle car je ressentais son plaisir et son bien-être au travers des pages de son livre. Je me suis dit « moi aussi je veux vivre cela, moi aussi je veux me libérer des objets et des contraintes qu’ils amènent dans ma vie. Si Dominique Loreau l’a fait, je peux le faire aussi ! »

5. Pour devenir minimaliste, il faut se poser les bonnes questions !

La lecture des différents articles et livres sur le minimalisme nous motive et nous donne envie de nous lancer à fond dans un grand tri. Avant de se jeter à l’eau la tête la première, on doit d’abord se poser les bonnes questions pour ne pas faire n’importe quoi et réussir à simplifier sa vie. Jeter pour jeter, ça ne sert à rien. Il est plus facile de fonctionner par pièce. Dans votre dressing, demandez-vous si vous avez trop de vêtements, trop de chaussures. Est-ce que vous portez réellement tout ce que vous possédez ? Y a-t-il des affaires qui prennent la poussière depuis plusieurs années et qui n’ont jamais vu la lumière du jour ? Faites la même chose avec les souvenirs que vous gardez de votre enfance. Est-ce utile de garder tous vos jouets d’enfants ? A quoi vous servent ces vieux cahiers d’école ? Les consultez-vous régulièrement ?

Ces questions qui peuvent vous paraître simples et logiques, peu de gens se les posent car ils sont tellement habitués à vivre avec beaucoup d’objets qu’ils ne les voient même plus !

Personnellement, j’ai commencé par les objets qu’il y avait dans le grenier de mes parents. C’était là que je gardais la majorité de mes souvenirs et que les cartons s’entassaient le plus, si bien qu’on ne pouvait presque plus circuler. J’ai passé en revue tous mes jouets, tous mes vieux vêtements, j’ai relu tous mes vieux cahiers d’école et je me suis interrogée sur la nécessité de les garder. Pourquoi je les gardais ? Est-ce que ça me faisait du bien ? Est-ce que j’en avais vraiment l’utilité ? Etc.

6. Désencombrer sa maison est indispensable pour devenir minimaliste

Après les questions essentielles vient le moment de passer à l’action pour désencombrer sa maison. On a généralement envie de tout virer pour être enfin libéré. Mais dans les faits, ce n’est pas toujours aussi facile. Entre l’attachement sentimental qu’on éprouve à l’égard de certains objets, la peur de se séparer d’un objet dont on pourrait avoir besoin un jour et la culpabilité liée au fait de se débarrasser de cadeaux qu’on nous a offerts, ce n’est pas toujours évident. Commencez par des objets « faciles », ceux auxquels vous n’êtes que peu attachés. Quand vous vous serez entrainés avec ceux-là, les suivants seront plus faciles et ainsi de suite. N’oubliez pas que le tri, comme toute discipline sportive ou intellectuelle, demande de l’entraînement. On ne nait pas minimaliste, on le devient ! Cette étape peut vous prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois selon la quantité d’objets accumulés mais il ne faut rien lâcher !

En ce qui me concerne, j’ai commencé par mes jouets stockés dans le grenier. J’avais décidé de n’en garder que quelques uns et je m’étais fixé un nombre maximum. Je vous avoue que ça n’a pas été facile car à plusieurs reprises j’ai eu peur de regretter de me séparer de certains jouets qui me rappelaient des souvenirs d’enfance. Je me disais que je pourrais les transmettre à mes enfants plus tard. En réalité, ce sont des bonnes excuses que l’on se donne. Dans la réalité, les enfants veulent jouer avec des jouets de leur époque, ils n’apprécient pas forcément les vieux jouets. J’ai quand même pris certains jouets en photo pour avoir au moins un souvenir visuel – ça au moins ça ne prend pas de place !

Ce qui m’a aussi beaucoup aidé, c’est de me dire que j’allais les donner à une association et qu’ils iraient ensuite à des enfants qui en avaient plus besoin que moi. Ils étaient plus utiles à des enfants qui allaient jouer avec plutôt qu’à rester dans un carton et prendre la poussière. J’ai mis deux semaines à trier tous mes souvenirs stockés dans le grenier. Ensuite je suis passée à ma chambre.

7. Adopter un mode de vie minimaliste nécessite de revoir ses habitudes de consommation

Et oui, pour qu’une maison reste désencombrée et épurée, il ne faut pas racheter des nouveaux objets toutes les semaines. Le but de désencombrer sa maison n’est pas de vider pour mieux remplir ! Si vous reremplissez sans cesse votre intérieur, il faudra recommencer le tri encore et encore et vous perdrez un temps précieux et une énergie folle. Si vous faites cela, vous n’êtes pas vraiment minimaliste. Il n’est pas forcément aisé d’emprunter le chemin de la déconsommation dans une société qui nous pousse sans cesse à consommer. C’est comme être au régime et vivre dans un magasin de friandises et de pâtisseries. Cela demande beaucoup d’efforts.

Le proverbe qui dit que « le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder » est faux. Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est de ne pas s’y exposer, tout simplement !

Si vous n’avez pas de chocolat dans vos placards, vous serez bien obligé de manger autre chose. Il n’y a aucun intérêt à tester sa volonté tous les jours car au bout d’un moment vous allez forcément perdre et craquer. Pour diminuer votre consommation, réduisez la fréquence des sorties dans les centres commerciaux, évitez la publicité à la télé et ne trainez plus sur les sites marchands sur internet.

Je me souviens qu’au début, j’avais beaucoup de mal à réduire mes achats. J’étais souvent tentée par les « bonnes affaires » des sites internet. Ma consommation concernait surtout les vêtements. Ce que j’ai fait pour diminuer fortement mes achats, c’est que j’ai arrêté de faire les magasins toutes les semaines – je n’y allais plus qu’une fois par mois – et j’ai beaucoup réduit mes visites sur les sites marchands.

8. Savoir gérer les rechutes est indispensable pour être minimaliste

La vie n’est pas un long fleuve tranquille et Rome ne s’est pas construite en une seule journée. La démarche du minimalisme est un chemin qui se construit sur le long terme car il est fait pour durer. Avoir une vie simple, c’est une course d’endurance, pas un sprint. Il y aura forcément des moments où vous allez craquer sur une paire de chaussures ou un objet de décoration dont vous n’avez pas besoin. Si vous choisissez de vous flageller à ce moment-là, vous allez vous sentir mal et vous allez craquer encore plus. N’oubliez pas que la plupart des gens achètent des objets en masse parce qu’ils se sentent mal dans leur peau, s’ennuient ou se sentent seuls. Comportez-vous avec vous-même comme votre meilleur ami et acceptez d’être imparfait.

L’important n’est pas d'éviter les échecs mais de savoir se relever le plus rapidement possible.Click to Tweet

Il m’est arrivé à moi aussi de rechuter (et ça m’arrive encore, même si c’est plus rare) et d’acheter pour acheter, sans réel besoin derrière. Dans ce cas-là, je notais sur un carnet pourquoi j’avais craqué : par ennui, par mal-être, par tristesse, etc. Grâce à cela, j’ai identifié un schéma qui se répétait à l’identique. J’achetais souvent des choses inutiles quand je me sentais mal dans ma peau, quand j’étais un peu triste. Le fait de savoir cela m’a permis de redoubler d’attention quand j’avais des baisses de moral et d’éviter par exemple de trainer sur des sites internet de vêtements.

9. Profiter de son nouveau mode de vie minimaliste et le partager autour de soi

Une fois que vous aurez goûté au mode de vie minimaliste, vous ne pourrez plus vous en passer. En effet, le minimalisme peut s’étendre à tous les domaines de votre vie : travail, amis, activités, loisirs, famille, etc. Une fois que vous avez fait le tri dans votre maison, vous pouvez faire le tri dans vos activités, dans vos relations personnelles et professionnelles. Cela permet de se libérer du temps et de passer des moments de qualité avec les gens qu’on aime. Vous redécouvrez le plaisir de pratiquer des activités simples et vous n’êtes plus prisonnier des objets. Vous pouvez aussi éprouver le besoin de partager ce nouveau mode de vie minimaliste avec votre entourage. Et le meilleur moyen de faire découvrir à quelqu’un les bienfaits du minimalisme, c’est tout simplement de montrer l’exemple 🙂

Personnellement, depuis que j’ai goûté au minimalisme, je n’ai jamais regretté ma vie d’avant. Je n’ai jamais eu envie de revenir en arrière. Je ne me sens plus attachée à mes possessions et du coup je me sens beaucoup plus libre dans ma vie. Le minimalisme est un beau chemin que je vous invite à découvrir à votre rythme. Un chemin qui permet non seulement de simplifier sa vie mais surtout de se concentrer sur ce qui est vraiment important pour vous dans votre vie.

Merci de partager cet article avec vos proches pour leur faire découvrir le mode de vie minimaliste !

Crédit photo : Allef Vinicius/Andrew Neel/Jessica Weiller/Gabriel Beaudry/Ben White/Jonathan Simcoe/Tim Wright/Freestocks.org/Jenn Evelyn-Ann

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2 Commentaires

  • Répondre Morgane

    Coucou,
    j’ai lu ton billet avec plaisir … et après avoir passé 1 heure à vider mon bureau perso de papiers que je garde, en pensant « qu’ils vont me servir » …
    J’entasse et je jette. Et oui, j’y consacre trop de temps ou d’énergie !
    J’achète aussi pour le plaisir immédiat que ça procure … comme un « shoot ».
    Je me donne bonne conscience, en me disant que ça pourra servir plus tard … (une vraie débile !).

    Alors, je m’applique à trier, jeter, vider … La route est encore longue, mais comme tu le soulignes, l’important est de persévérer. Merci pour ce billet de soutien et d’encouragement !
    Bonne journée

    PS : Ce week-end, je suis allée à une brocante (péché mignon) et … je n’ai rien acheté malgré mon intérêt pour plusieurs objets ou livres. J’ai pris le temps de réfléchir à l’utilité de ces achats potentiels, à la place potentiellement occupée… Au final, j’ai pris du plaisir à cet exercice et j’en ai ressenti de la fierté !!

    • Répondre Aurélie

      Merci pour ton retour Morgane 🙂
      C’est tout à fait humain de rechercher ce « shoot » de plaisir et ça peut mettre un peu de temps avant de pouvoir s’en détacher ! En tout cas, tu sembles être sur la bonne voie puisque tu as réussi à « résister » à l’appel de la brocante et de ses trésors. Félicitations !
      A bientôt

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